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Date de création : 13.06.2011
Dernière mise à jour : 13.01.2026
11959 articles


THANATEA DE SONJA DELZONGLE

 

L'auteure Sonja_delzongle


Sonja Delzongle est considérée comme l’une des figures incontournables du polar français. Depuis la parution de Dust en 2015, l’autrice s'est illustrée dans la création d’enquête policière qui se sont déroulées dans différents pays (Kenya, Serbie ou États-Unis).

Un père inspirant


Sonja Delzongle naît en 1967 à Troyes.
D’origine française et serbe, elle grandit entre les deux pays. Elle a notamment appris le serbe avant le français. Dès son enfance, Sonja Delzongle est au contact de littérature anglo-saxonne : Mark Twain, Tolkien, Hemingway, Henry James sont ses auteurs fétiches.
C’est son père, un philosophe passionné de musique et d’art qui lui transmet le goût de la lecture puis de l’écriture car, lui aussi, écrivait quand il avait du temps libre.
Le décès de son père l’affecte beaucoup : elle décide de se tatouer une vanité sur le bras pour lui rendre hommage.
Sonja Delzongle se lance dans des études de lettres à Dijon pour finalement se réorienter vers les Beaux-Arts.
Avant sa carrière de romancière, Sonja Delzongle a eu une carrière d’artiste peintre pendant une quinzaine d’année.

Sonja Delzongle partage sa vie aujourd'hui entre Lyon et la Drôme.

Les romans policiers de Sonja Delzongle

Après avoir publié son premier roman intitulé La journée d’un sniper en 2011, Sonja Delzongle écrit ses premiers thrillers : A titres posthumes (2009), Le Hameau des purs (2011) et Dust (2015).

D’emblée, l’autrice est remarquée pour ses intrigues centrées autour des enjeux écologiques.
Dust, dont l’intrigue se passe sur le continent africain, a notamment été récompensé par le prix littéraire Anguille.
On découvre pour la première fois le personnage d’ Hanah Baxter, une Française installée aux États-Unis qui part enquêter au Kenya sur une mystérieuse affaire sanglante : des croix ensanglantées jonchent les routes, mais aucune trace des corps.
Ce personnage principal se démarque dans les polars de Sonja Delzongle par sa récurrence puisqu’il apparaît également dans trois autres ouvrages (Quand la neige danse, Récidive et L’homme de la plaine du Nord.)

 

Les derniers romans de Sonja Delzongle :


L'Homme de la plaine du Nord (2020)
Le Dernier Chant (2021)
Abîmes (2022 )

Le style de Sonja Delzongle


Dans ses thrillers, Sonja Delzongle a une appétence pour les grands espaces : elle plonge ses personnages, principalement féminins, dans une nature hostile à l’installation humaine afin de les pousser dans leurs derniers retranchements. Écrire comme elle lit correspond à sa manière de procéder lorsqu’elle veut créer l’addiction chez son lecteur, pour ne jamais lui faire quitter sa page et l’empresser à lire la suivante.
Avec l’expérience, elle réalise également qu’il est inutile de lancer trop souvent son lecteur sur des fausses pistes : celles-ci sont utiles à l’intrigue, seulement si elles sont utilisées de façon mesurée.

 

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LYON

L'histoire :

 

Sur cette île qui ne figure sur aucune carte, les morts sont rois.
Thanatea.
Un nom qui sonne comme celui d’une femme ou d’une déesse.
Un mot plutôt agréable, exotique, à condition de ne pas en connaître la racine grecque, thanatos, la mort.
Le plus long des voyages.
L’éternité.

Une autre qu’Esther aurait sûrement été refroidie, mais, durant ses années passées à la police judiciaire, elle a côtoyé la mort sous ses aspects les plus sombres, les plus violents.
Un quotidien qui l’a usée, au point d’être prête à tout quitter pour rejoindre cette entreprise de pompes funèbres située au cœur du lac Léman.
Et même si ce nouvel environnement s’annonce quelque peu macabre, au moins elle n’aura plus à voir les stigmates d’un meurtre sur la chair, les organes, les os. Là-bas, la mort sera un concept, du marketing, elle sera travaillée, pensée, enrobée dans du velours ou du satin.
Là-bas, Esther espère trouver enfin la paix…

 

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LAC LEMAN

 

 

Extraits :

     « Il fait beau, parce que la nature ignore les enterrements.
Ce n'est pas pour l'occasion qu'un petit vent fait chanter les peupliers, que les cyprès bruissent en chœur et que les cigales cymbalisent dans la douce chaleur de ce début de juin. La nature ignore les occasions et le temps qui passe. »

    « Ces cinq dernières années, peut-être même dix, le climat social s'était gâté en France et les forces de l'ordre en faisaient les frais chaque jour.
     — Marre de risquer ma vie pour un simple contrôle d'identité, de voir des collègues se faire agresser ou immoler dans leur voiture et trembler de me retrouver à leur place, sans parler des quarante suicides de flics par an...Je ne veux pas en arriver là.»

     « — Non, rien de tout ça. Notre secteur est plus pérenne. Je dirais même qu’il touche à l’éternité. La mort, madame, est un secteur inépuisable, en particulier aujourd’hui, avec les pandémies et l’explosion des cancers. Nous sommes une entreprise de pompes funèbres, une multinationale qui emploie cent mille personnes dans le monde et crée environ dix mille postes par an. Son nom est Thanatéa.

 

 « Les cœurs meurtris, prêts à les accueillir dans leur intimité, à tout leur donner. Ses victimes ne se rendaient compte du piège que trop tard, lorsqu'elles étaient déjà engluées dans la toile. Et même si elles réussissaient à s'échapper de leurs filets, l'emprise continuait, souterraine, pernicieuse, malsaine. Comme avec la drogue, il suffisait de peu de choses pour replonger.»

 

     «Thanatéa. Un nom qui sonnait comme celui d’une femme ou d’une déesse. Un mot plutôt agréable, exotique, à condition de ne pas en connaitre l’origine grecque, thanatos, la mort. Le plus long des voyages. L’éternité.»

 

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« Thanatea avait pignon sur Net, le site était tout ce qu'il y avait de plus officiel, propre, limpide. Là-bas, la mort était un concept, du marketing, enveloppé dans du velours ou du satin. Les défunts étaient rois. Des rois et des reines choyés. Les cercueils, du simple sapin aux bois exotiques ou aussi précieux que l'ébène, faisaient l'objet d'une présentation digne d'un magasin d'ameublement, sans compter les tissus servant au capitonnage, qui étaient exposés et envoyés par échantillon à la demande. On proposait même des cercueils en résine, en verre ou en Plexiglas. Les poignées, en bronze, en argent, en plaqué or ou en or massif , dessinées par des créateurs, puis réalisées  par des artisans, à l'instar des caisses mortuaires, Esther en avait eu le vertige.
Mais il n'y avait pas que ça...Thanatea assurait en effet des prestations plus confidentielles, comme l'accompagnement à la mort. À condition d'en avoir les moyens et de fournir un dossier médical justifiant d'une maladie incurable.»

 

«Sara
Quatre lettres pour cette petite fille dont l'absence avait fait d'elle un abîme. ″ Il n'y a rien de pire pour des parents que la mort de leur enfant.″ Qu'en savaient-ils, tous ces porteurs de bonnes paroles, ces faiseurs de confiture dégoulinante de bons sentiments ? Bien sûr qu'il y a avait pire : voir son enfant souffrir jour après jour, regarder la maladie enfoncer ses crochets dans sa chair et les ressentir en même temps dans son cœur, contempler, impuissant, cette boule de bonheur s'étioler et se chiffonner au fil des semaines jusqu'à devenir un petit fantôme dans sa bulle. »

« — Écoute, Layla, il y a des gens qui te dépossèdent de toi-même. Qui te dépouillent de tout, jusqu'à ton instinct de survie. Tu n'es plus qu'une coquille vide, un automate. C'est ce que j'étais à l'époque. Il m'a vidée de ma substance. Ça aurait pu très mal se terminer si je n'avais pas eu une aussi bonne psy. Je ne savais plus qui j'étais. Je n'avais plus confiance en personne, surtout en moi.»

« Pas une gifle, pas un seul coup. C'était une autre violence qu'elle avait subie, dont les traces étaient invisibles. La plus difficile à prouver à son entourage.»

« Une larme roula sur sa joue. L'amitié peut être aussi forte que l'amour. C'est, d'ailleurs, l'un de ses multiples visages. Un sentiment auquel se mêlent tendresse, affection, manque.»

 

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Lac Léman

 

     « Il  allait sans doute chercher et transporter d'autres gens, ceux qui venaient sur l'île pour leur dernier voyage. Esther se demandait  s'ils étaient nombreux et ce qui motivait leur choix. Lassitude, vieillesse, maladie, dépressions ? S'ils y avaient longtemps réfléchi, si ça valait la peine de cesser le combat, de déposer les armes ? En payant une fortune au passage. En vérité, elle pouvait comprendre une telle démarche et aurait même aimé pouvoir en discuter avec eux.»

 

     « Le temps après l'amour. Le temps des corps en sueur et essoufflés. Le temps des confidences ou de l'indifférence. Le temps des aveux ou d'une déclaration. Le temps de partir ou de rester. le temps des questions, aussi. Parfois sans réponse.»

 

«   Et plus renfermé. Comme s'il ne savait plus quoi faire de lui-même. Elle imaginait que c'était peut-être ça, vieillir. Observer avec angoisse se réduire le chemin qu'il restait à parcourir. Se retirer peu à peu du monde. Se détacher de ses proches pour éviter de souffrir. Affronter chaque jour dans le miroir les traits creusés par l'inéluctable. Quelqu'un avait dit aussi :  ″ Lé vieillesse est un naufrage.″. Layla avait bien peur que ce soit vrai.»


« Immunodéficience, défaillance du codage génétique, un de ces soldats du système immunitaire transmis par les chromosomes de ses parents. des mots qu'Esther avait voulu oublier. L'expression "enfant bulle" sonnait plus douce à l'oreille et au cœur et l'aidait à accepter l'inacceptable. Avoir été porteuse de mort.»

     « — Ces dessins et ces clichés racontent une histoire. Ils me rappellent chaque jour qu'on n'arrête pas d'apprendre, et que les morts nous enseignent beaucoup sur la vie. Sur cette merveilleuse machine qu'est le corps humain, lorsqu'il cesse de vivre. Ici, les défunts livrent bien des secrets qu'ils auraient sinon gardés sur les causes de leur décès. Quand je lève les yeux sur chacune de ces images, j'y vois la vérité. La mort ne trompe pas. Contrairement au vivant.»

« Même dans la mort, les humains n'étaient pas égaux. Pour gagner le droit de reposer dignement dans une tombe, il fallait en avoir les moyens.»

 

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Lac Léman

 

« Elle avait naturellement tendance à considérer que notre seule existence était ici, incarnée et terrestre. Aucune preuve scientifique n'attestaient en effet d'une vie après la mort. Seuls les souvenirs demeuraient et la chair devenait poussière, une fois rongée par l'infiniment petit, vorace et insatiable.»

« — Ce n'est pas pour l'homme pressé de notre époque, expliqua la femme comme si elle avait lu dans ses pensées. Préparer une seule tasse demande cinq minutes au moins. Ce dont vous vous affranchissez sans peine avec les machines. Mais aucun café au monde n'aura la saveur de celui-ci. Car celui-ci c'est le temps lui-même qui le façonne. Chaque larme de cette merveille compte et concentre passé, présent, futur. Il ne s'agit pas de remonter le temps ni de le traverser, mais de le retrouver sans le fuir. D'en faire partie intégrante. Devenir le temps.»

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L'art de faire du bon café

 

« — Je préfère le terme "instruments". N'avez-vous pas remarqué que le langage des cuisiniers a emprunté des mots à celui des musiciens ? Instruments, orchestre, batterie, piano, chef, baguettes. Parce que la musique est une cuisine et la cuisine est une musique. Le café aussi.»

 

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Café - Gif animé - Gratuit - Le Monde des Gifs (over-blog.com)

 

     « On est, et puis, en un coup de baguette maudite, l'instant d'après, on n'est plus. On occupe l'espace et, subitement, on n'est plus qu'une absence, un vide, alors que le monde continue de tourner. Tout simplement vertigineux. Insensé.»

« Même l'inconcevable. On avait beau connaître quelqu'un depuis des années, voire depuis l'enfance, il y avait forcément cette part plus secrète ou plus sombre de l'être, une porte dérobée menant à des pièces que l'on tenait toujours  bien fermées.»

 « Les hospices civils de Lyon, avec leurs bâtiments aux façades défraîchies, près desquels les arbres étaient aussi rares que rabougris, comprenaient des centres de recherche de pointe dans différents domaines. Layla passa devant la gériatrie en se demandant comment on pouvait envoyer les anciens dans ces mouroirs. Elle s'était toujours promis que jamais ses parents n'y termineraient leurs jours. Même si la maladie ou la vieillesse les privait de leur autonomie.»

 

« C'est souvent plus difficile pour les hommes, sans tomber dans les clichés. Ils ont tendance à être dans le déni, ou du moins, à minimiser la maladie et ses effets. Ils croient dur comme fer que leur enfant va guérir.
     — Pourquoi, ce n'est pas le cas ? Ils ne sont pas censés guérir ?
     — Nous ne sommes pas des tout-puissants, à notre grand regret. Avec l'expérience, j'ai constaté que, paradoxalement, il y avait autant de défiance envers le corps médical que de confiance aveugle. Or, celle-ci peut être dévastatrice, car, quand vient l'échec, le sentiment de trahison n'en est que plus fort, voire insupportable. »

 

« Je crois qu'on ne peut pas imaginer à quel point la culpabilité doit être forte chez les parents qui donnent leur consentement à la mort accompagnée de leur propre enfant.»

« Quand on veut quelque chose trop fort ou quand elle nous comble, la vie nous la reprend. C'est parfois ce que je pense. Et puis, à d'autres moments, je me dis que tout ça, ce n'est qu'une loterie. Il y a ceux qui gagnent et ceux qui perdent. Ceux qui réussissent et ceux qui échouent.»

« Nous sommes parfois ce que nous ne sommes pas, et ne sommes pas toujours ce que nous sommes réellement.»

 

Mon humble avis :

 

     Encore un livre de Sonja Delzongle qu'on ne peut lâcher car on y retrouve sa qualité d'écriture fluide et poétique, sa passion pour les mots et pour les atmosphères oppressantes, sa façon si personnelle de nous entrainer au fil des pages dans de multiples rebondissements qui nous tiennent prisonniers...
     407 pages d'un excellent thriller mais un thriller psychologique avec l'histoire de trois femmes amies d'enfance, policières...Trois personnages attachantes aux histoires tout simplement humaines, émouvantes, tourmentées, cabossées, tendres, tristes, bouleversantes...comme un peu les nôtres...
Un voyage de Lyon au lac Léman... en Suisse, sur une île imaginaire..


L'occasion pour Sonja Delzongle de traiter de nombreux sujets importants d'actualité avec habileté, pudeur, et émotion : le travail difficile des femmes policiers et des policiers en général, l'amour, le harcèlement sexuel sur le lieu de travail, l'usure du couple, l'amitié, les séparations, les dégâts d'un amour sous emprise et de la pédophilie sur une enfant, la stérilité, la GPA, les maladies génétiques rares qui touchent les enfants, le drame de la mort d'un enfant pour un couple, le combat des médecins pour ces enfants malades, le stress post-traumatique...

      Un sujet se faufile habilement avec l'art de faire du bon café et quel art, quel arôme ! 

   Mais bien sûr, c'est le sujet de la mort qui est très présent : son côté imprévu dans la vie, subit, dramatique, qui laisse des blessures mais aussi le commerce qu'il représente, ″un commerce comme un autre″...Même dans la mort, l'importance de l'argent tellement présent.
J'ai aimé que l'auteure traite d'un sujet tellement d'actualité, et qui me tient à cœur, comme celui de la mort assistée avec ce voyage qu'elle nous fait faire en Suisse où là bas, l'aide à la fin de vie est légale en cas de maladie incurable ou invalidante.

L'occasion aussi de nous parler des thanatopracteurs, des nécrophiles, de leurs dérives possibles...
J'ai bien sûr tous les livres de Sonja Delzongle dans ma rubrique "Mes lectures"...et chacun de ses livres est toujours un excellent moment d'évasion et de lecture.
Passionnant ! Déroutant ! Captivant !

Brigitisis_lecture

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Pas d'ile sur le lac Léman mais de belles vues, trouvées sur le Net, du lac pour nous y emmener avec Sonja.
Mille mercis à leurs auteurs.