vie voyage coeur france livre image centerblog prix sur mer roman vie moi place amour monde argent soi animal chez homme musique femme photos travail mort société histoire femmes nuit amitié pouvoir divers merci mer
Rubriques
>> Toutes les rubriques <<
· FABLES DE MONSIEUR JEAN DE LA FONTAINE (133)
· Poèmes que j'aime (165)
· BEAUX PARTAGES (595)
· BEAUX TEXTES (290)
· DICTIONNAIRE DES PROVERBES (325)
· MES LECTURES (344)
· HOMMAGE A MAMAN (03/10/1928-03/09/2011) (11)
· PETITS REPORTAGES DES ANIMAUX (604)
· HUMOUR (208)
· CITATIONS ET PHOTOS DE NATURE (446)
bonjour mon amie
je ne connaissais pas l origine des fées
on apprend tous les jours
rouleme nt de tambour
Par douceuretdetente, le 17.02.2026
eh bien un temps froid et humide peu propice a la promenade
auj ourd hui on a eu du soleil c est super
bon
Par lescockersdemaryse, le 16.02.2026
cest a nouveau moi
je suis vraiment contente que tu puisses te promener a nouveau avec vénus je suis sure qu
Par le-coin-de-verdure, le 15.02.2026
et en plus avec vénue !!!
merciiiii iiiiiiiiiiiiii iiiiiiiiiiiiii
de gros bisous et des caresses pour vénus
Par le-coin-de-verdure, le 15.02.2026
c'est génial et fascinant ce reportage photo et je reviendrai le lire plus tranquillement dès que mon pc ira m
Par le-coin-de-verdure, le 15.02.2026
· HOMMAGE A MAMAN (03/10/1928 - 03/09/2011) 7 Crématorium
· Le lion et le rat Jean de La Fontaine 12
· Le coq et la perle Jean De La Fontaine
· "L'enfant et le Maître d'école" Jean de La Fontaine
· "Le chat et le renard" Jean de La Fontaine
· Le temps qui passe par des artistes
· "Le rat et l'éléphant" Jean de La Fontaine
· "Le cochon, la chèvre, et le mouton" Jean de La Fontaine
· "Je vivrai par delà la mort" Khalil Gibran
· "Un songe" de René François Sully Prudhomme
· La rentrée des classes en humour
· "Le voilier" William Blake?
· Hommage aux aides soignantes
· Le corbeau et le renard Jean de La Fontaine
· "La colombe et la fourmi" Jean De La Fontaine
Date de création : 13.06.2011
Dernière mise à jour :
17.02.2026
12025 articles
Karine Giébel est une auteure française de romans policiers, née à La Seyne-sur-Mer le 04 juin 1971.
Après des études de droit et l'obtention d'une licence, elle cumule de nombreux emplois dont celui de surveillante d’externat, pigiste et photographe pour un petit journal local, saisonnière pour un Parc National ou encore équipier chez McDonald.
Elle intègre ensuite l’administration.
Elle est actuellement juriste dans la fonction publique territoriale et s'occupe des marchés publics au sein d'une communauté d'agglomération.
Elle publie deux premiers romans, "Terminus Elicius" (Prix Marseillais du Polar 2005) et "Meurtres pour rédemption", dans la collection "Rail noir" aux éditions La Vie du Rail en 2004 et 2006.
"Les Morsures de l’ombre", son troisième roman, a obtenu le Prix Polar du festival de Cognac en 2008 et le Prix SNCF Polar 2009.
"Juste une ombre", paru au Fleuve Noir en mars 2012, a reçu le Prix Marseillais du Polar et le Prix Polar du meilleur roman français au Festival Polar de Cognac.
"Purgatoire des innocents" (Fleuve noir, 2013) confirme son talent et la consacre définitivement "reine du polar".
Après "Satan était un ange" (Fleuve noir, 2014), elle rejoint les éditions Belfond pour la parution de son 9ème roman, "De force" (2016), qui a rencontré un immense succès, de "Terminus Elicius" (2016) dans une nouvelle édition augmentée, puis de "D'ombre et de silence" (2017), un recueil de nouvelles où elle condense en quelques pages toute la force de ses romans.
Son roman "Toutes blessent la dernière tue" (Belfond, 2018) a reçu le Prix Plume d’Or du thriller francophone, le Prix Évasion, le Book d’or thriller du Prix Bookenstock 2019 et le Prix de l’Évêché 2019.
Les livres de Karine Giebel se sont vendus à plus d'un million d'exemplaires et sont traduits dans une douzaine de langues.
page Facebook : https://www.facebook.com/Karine.Giebel/
L'histoire
Marianne, vingt ans.
Les miradors comme unique perspective, les barreaux pour seul horizon. Perpétuité pour cette meurtrière.
Une vie entière à écouter les grilles s'ouvrir puis se refermer.
Indomptable, incontrôlable, incapable de maîtriser la violence qui est en elle, Marianne refuse de se soumettre, de se laisser briser par l'univers carcéral sans pitié où s'affronte la haine, les coups, les humiliations.
Aucun espoir de fuir cet enfer. Ou seulement dans ses rêves les plus fous.
Elle qui s'évade parfois, grâce à la drogue, aux livres, au roulis des trains qui emporte l'esprit au-delà des grilles.
Grâce à l'amitié et à la passion qui portent la lumière au cœur des ténèbres, qui l'atteignent en plein cœur de l'enfer.
Pourtant, un jour, l'inimaginable se produit. Une porte s'ouvre. Une chance de liberté. On lui propose une libération...conditionnelle.
"La liberté, Marianne, tu dois en rêver chaque jour, chaque minute, non?"
Oui. Mais le prix à payer est terrifiant pour Marianne qui n'aspire qu'à la rédemption.
"Maintenant, je sais. Il y a quelqu'un qui m'aime comme ça.
On s'aime aussi fort que ça. Oui, maintenait, elle savait. Était entrée dans cette dimension mystérieuse qu'elle avait entrevue aux abords du train.
Maintenant, elle pouvait mourir en laissant quelque chose de beau dans son sillage. Tu vas le revoir Marianne. Tu dois survivre, rien que pour ça. Pour retrouver ses bras. Pour entendre à nouveau sa voix.
Alors pourquoi avait-elle l'impression terrible qu'elle ne le reverrait jamais ?
Pourquoi un homme pleurait-il au volant de sa voiture, sur le parking d'un hôpital? " "
- Le pire, c'est l'ennui... Tout manque, là-bas... Pouvoir se laver quand on veut, manger à sa faim. Boire du café. Toucher la terre... Mais ce qui manque le plus, c'est la liberté. Aller et venir à sa guise. A droite ou à gauche... Ne plus avoir de grilles ou de barbelés. Regarder le ciel, faire des projets d'avenir... Se dire qu'on a un avenir, simplement... La liberté...
Un travail épuisant, ingrat, mal payé. Un travail où il aurait voulu être utile mais où il n'avait que tourné des clefs dans des serrures. Ouvrir et fermer des grilles. Des milliers de fois. Une vie à l'ombre, jalonnée d'horreurs carcérales. Dans les entrailles pourries de la société, dans ces catacombes où personne ne voulait descendre. Là, au milieu des assassins, escrocs, dealers, violeurs, braqueurs, maquereaux. Des caïds ou des quidams devenus délinquants au gré d'un virage mal négocié. Une vie au milieu des accidentés de la vie. Et de tous les innocents qui croupissent dans les geôles.
Tant d'amertume, de frustration. Quelques lueurs d'espoir, quelques rares bons moments. Il avait croisé des destins hors du commun, appris à ne plus se fier aux apparences. Aux jugements hâtifs.
Elle n'allait pas très bien, finalement. Il y avait cette peur, étrange.
Peur de la liberté qui l'attendait. Depuis le temps qu'elle était enfermée, enchaînée, entravée... Ces espaces infinis lui semblaient hostiles. Comment affronter cela seule ? Elle imaginait les détenus quittant la prison après vingt ans de réclusion. Comment pouvaient-ils donc se réinsérer ? Elle, n'y avait passé que quatre ans et s'en sentait incapable. Comment parler aux gens ? D'autre chose que de la taule. Comment prendre seule les décisions ? Même les plus simples. Comment gérer sa vie ? Quand plus personne n'est là pour décider à sa place.
J’avais jamais aimé personne comme ça…
— Chaque amour est différent. Tu n’aimeras plus jamais personne comme ça. Mais autrement, différemment. L’amour est fonction de soi et de la personne qu’on aime… Il peut être passionnel, égoïste, fidèle, rassurant… Ou même effrayant ! Tu aimeras à nouveau, pas de la même manière. Mais ce sera tout aussi fort.
Après, j'ai cru que la liberté, ca n'existait pas dans ce monde... Tu me promettais une nouvelle vie, mais j'avais peur...de tout...Même de cette fameuse liberté...Et j'ai compris, enfin...
Je ne serais jamais libre nulle part. Il y aura toujours ces chaines autour de mon cou...Perpétuité, c est pour toujours...
La liberté elle est à l intérieur de toi...Là dans ta tête...Pas besoin d aller loin pour la trouver...J'ai compris cela le jour où je me suis enfuie...
Ils me poursuivront toujours. Partout. Leurs visages, leurs cris, leur souffrance. Et la mienne. J ai fait tant de mal Franck. J ai commis tellement d horreurs, j en ai subi tellement...
Mon humble avis
767 Pages et comme tous les livres de Karine Giebel, c'est passionnant, percutant, captivant, même si celui-ci ne sera pas mon préféré.
Le talent de l'auteure c'est d'arriver à nous faire aimer des personnages que l'on devrait détester ...
Mélange de violence et de tendresse parfois, cette histoire reste déroutante et on ne peut rester insensible face à un récit d'une telle intensité dramatique.
Dans ce récit, nous sommes plongés littéralement dans l'univers carcéral dans toute son horreur : une violence insupportable qui règne en maître aussi bien entre codétenus qu'entre gardiens...La peur, la cruauté, la terreur...Les sévices, le sadisme... On est enfermé dans cette prison par le talent d'écriture de l'auteure...Et même si un peu d'humanité existe de temps en temps, on reste avec la peur !
Karine Giebel a le don de décrire comme personne les sévices physiques et psychologiques infligés et subis à ses personnages ce qui fait de ce livre une lecture bouleversante mais très éprouvante!
Mais au-delà de cette histoire, l'auteure met le doigt sur le milieu carcéral et ses problématiques : le manque de personnel, leur formation réduite, leur salaire dérisoire pour la dureté de l'emploi, les embauches de personnes inhumaines et sadiques, l'humiliation des prisonniers et l'indifférence de la hiérarchie.
Elle souligne les conditions difficiles de certains détenus sans travail, sans argent, sans famille et soulève la question de la réinsertion en société après de longues peines.
Au fil des pages et des rebondissements, on passe nous-mêmes, par toute une galerie de sentiments et d'émotions...
L'auteure n'hésite pas à nous choquer du comportement de certains personnes dirigeantes, du pouvoir des hauts placés du gouvernement, de l'hypocrisie du monde politique avec la justice et nous fait réfléchir sur des questions existentielles essentielles :
"Une question lui martelait la tête. Toujours la même. La liberté existe-t-elle vraiment ? L'humain s'entoure de chimères comme il passerait une armure. Le paradis, l'enfer, le bonheur. La liberté ?"
Quel style ! Quelle écriture ! Quelle imagination !
De l'enfer de la prison aux mensonges d'Etat, ce roman, qui peut être dérangeant, révoltant, angoissant, est une oeuvre magistrale dont on ne sort pas indemne.
On reste imprégné, prisonnier bien après la dernière page tournée...
Comme chaque livre de cette auteure que j'adore et qui sont d'ailleurs dans ma rubrique "Mes lectures".
Ces photos d'illustration proviennent de divers sites du Net.
Merci à eux.