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Date de création : 13.06.2011
Dernière mise à jour : 17.02.2026
12025 articles


MEURTRES POUR REDEMPTION KARINE GIEBEL

MEURTRES POUR REDEMPTION   KARINE GIEBEL

L'autrice :images_10



Karine Giébel est une auteure française de romans policiers, née à La Seyne-sur-Mer le 04 juin 1971.

Après des études de droit et l'obtention d'une licence, elle cumule de nombreux emplois dont celui de surveillante d’externat, pigiste et photographe pour un petit journal local, saisonnière pour un Parc National ou encore équipier chez McDonald.

Elle intègre ensuite l’administration.
Elle est actuellement juriste dans la fonction publique territoriale et s'occupe des marchés publics au sein d'une communauté d'agglomération.

Elle publie deux premiers romans, "Terminus Elicius" (Prix Marseillais du Polar 2005) et "Meurtres pour rédemption", dans la collection "Rail noir" aux éditions La Vie du Rail en 2004 et 2006.

"Les Morsures de l’ombre", son troisième roman, a obtenu le Prix Polar du festival de Cognac en 2008 et le Prix SNCF Polar 2009.

"Juste une ombre", paru au Fleuve Noir en mars 2012, a reçu le Prix Marseillais du Polar et le Prix Polar du meilleur roman français au Festival Polar de Cognac.

"Purgatoire des innocents" (Fleuve noir, 2013) confirme son talent et la consacre définitivement "reine du polar".
Après "Satan était un ange" (Fleuve noir, 2014), elle rejoint les éditions Belfond pour la parution de son 9ème roman, "De force" (2016), qui a rencontré un immense succès, de "Terminus Elicius" (2016) dans une nouvelle édition augmentée, puis de "D'ombre et de silence" (2017), un recueil de nouvelles où elle condense en quelques pages toute la force de ses romans.

Son roman "Toutes blessent la dernière tue" (Belfond, 2018) a reçu le Prix Plume d’Or du thriller francophone, le Prix Évasion, le Book d’or thriller du Prix Bookenstock 2019 et le Prix de l’Évêché 2019.

Les livres de Karine Giebel se sont vendus à plus d'un million d'exemplaires et sont traduits dans une douzaine de langues.

page Facebook : https://www.facebook.com/Karine.Giebel/

 

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L'histoire

Marianne, vingt ans.
Les miradors comme unique perspective, les barreaux pour seul horizon. Perpétuité pour cette meurtrière.
Une vie entière à écouter les grilles s'ouvrir puis se refermer.

Indomptable, incontrôlable, incapable de maîtriser la violence qui est en elle, Marianne refuse de se soumettre, de se laisser briser par l'univers carcéral sans pitié où s'affronte la haine, les coups, les humiliations.
Aucun espoir de fuir cet enfer. Ou seulement dans ses rêves les plus fous.
Elle qui s'évade parfois, grâce à la drogue, aux livres, au roulis des trains qui emporte l'esprit au-delà des grilles.
Grâce à l'amitié et à la passion qui portent la lumière au cœur des ténèbres, qui l'atteignent en plein cœur de l'enfer.
Pourtant, un jour, l'inimaginable se produit. Une porte s'ouvre. Une chance de liberté. On lui propose une libération...conditionnelle.
"La liberté, Marianne, tu dois en rêver chaque jour, chaque minute, non?"
Oui.
  Mais le prix à payer est terrifiant pour Marianne qui n'aspire qu'à la rédemption.

 

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Épigraphe
 
"Un courage indompté, dans le cœur des mortels,
Fait ou les grands héros ou les grands criminels."
 
Voltaire
 
 
Extraits :
 
Prologue
 
Tous les soirs se ressemblent, les nuits aussi. Et les jours, c’est pareil.
À quoi se raccrocher, alors?
Aux repères, ceux qui rythment le temps, évitant qu’il ne devienne une hideuse masse informe.
S’y cramponner, comme à des arbres au milieu d’une plaine infinie, à des voix au cœur du silence.
À chaque heure, quelque chose de précis. Gestes, odeurs ou sons.
Et, au-delà des murs, le train.
Décibels de liberté venant briser l’aphasique solitude. Celle-là même qui vous dévore lentement, morceau après morceau. Qui vous aspire sans heurt vers les abîmes du désespoir.
Le train, comme un peu du dehors, qui s'engouffre en vous jusqu'à l'âme, se moquant des barrières, de l'épaisseur du béton ou de la dureté de l'acier.
Fuir avec lui.
Voyages imaginaires qui transportent ce qu'il reste de soi vers des destinations choisies.
S'accrocher aux wagons, prendre le train en marche.
Il ne reste plus que ça.
Là, au cœur de la perpétuité.
 
 
 
     C'est l'administration. Vachement bien organisé, comme système. Tout le monde profite de tout le monde et moi, je me fais baiser. Quand les gardiennes ont le dos tourné.
     Et tout le monde regarde ailleurs.
     C'est peut-être pour ça qu'on construit les nouvelles prisons en dehors des villes. Pour que l'honnête citoyen ne risque pas de se salir les yeux sur les murs, qu'il ne soit pas obligé d'imaginer ce qui se passe derrière les enceintes. Qu'il oublie le mal qui croupit dans les geôles de la République. Pour qu'il soit tranquille. Conscience pépère. Pas de questions inutiles pouvant comprendre sa productivité ou gâcher ses soirées télé devant la Star Ac' ou les conneries du genre.
 
 
Lui, ancien officier de marine ; elle, femme au foyer qui astique l'argenterie deux fois par jour. Ils savent tout, possèdent toutes les réponses sans même accepter les questions. Leur bouche, une canalisation qui déverse les certitudes à gros débit. Leur esprit, une meurtrière. Arthrite de la colonne et du cerveau.
 
Évidemment, depuis qu'elle a quitté le nid doré, les flics sont à ses basques. Mais ils ne remuent pas ciel et terre pour la retrouver. Ils ont mieux à faire que de pister une mineure qui a fugué avec une petite frappe en emportant le butin... Faut diminuer le chiffre de la délinquance, augmenter celui des amendes. Se montrer et encaisser. Un peu comme les putes, finalement. Le politiciens comptent là-dessus pour se faire élire la prochaine fois, ne pas l'oublier ! Alors les poulets, ils restent planqués derrière leurs radars ou contrôlent les Beurs dans les cités, ça rassure le bon peuple. Enfin, ils contrôlent que les pas dangereux, parce que les autres, mieux vaut ne pas les approcher de trop près...
 
Des années à fabriquer patiemment l’armure qui lui permettait de résister à l’enfer carcéral. Minimiser les émotions au maximum, durcir son âme comme on forge un bouclier. Atrophier les sentiments humains pour qu’ils ne viennent plus l’envahir et se retourner contre elle. Tant d’années pour devenir ce monstre capable de survivre derrière les barreaux.
 
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- Si tu te tiens à carreau, tu finiras par sortir, assura la surveillante.
- Tu parles ! J'aurai soixante piges et plus un cheveu sur le crâne... Ça sera en...2045... Putain ! On dirait un truc de science-fiction ! 2045...
 
      Ne pas oublier les odeurs. Celle de l’herbe fraîchement coupée. Oui, cette odeur-là, elle s’en souvient, elle adorait ça. Ou celle d’une forêt après la pluie, écorces sur terre humide. Effluves mêlés du lilas et du jasmin pour annoncer le printemps… Et la musique dans tout ça ? Le chant des oiseaux, celui des cigales, des grillons. Un ruisseau qui coule, les vagues qui s’écrasent contre les rochers, l’averse qui tombe, le tonnerre qui éclate l’azur. Surtout, plus jamais de clefs ni de serrures. Juste des bruits humains ou naturels.
 
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Le train ne passait pas là par hasard. Il venait pour elle, la kidnappait au passage. Son esprit s'envola par-delà les barbelés, insecte léger aimanté par la lumière. Elle avait le don de dissocier son esprit de son corps, de le laisser partir très loin. Parfois trop loin. Les voyages n'étaient pas toujours agréables. Mais au moins, elle voyageait. Dans l'espace ou le temps. Dans l'imaginaire tendre ou la dure réalité. Dans les rêves d'un avenir qu'elle n'avait plus, dans les affres d'un passé qu'elle avait perdu.
 
 
Ce qui était nouveau en revanche, c'est que les bleus n'avaient plus droit qu'à quatre mois de formation au lieu de huit. Seize petites semaines avant de jeter les novices dans l'arène, au milieu des lions. Ceux qui croupissaient dans les cages. Et ceux qui en possédaient les clefs, aussi.
 
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En face d'elle, sur le mur décrépi, une citation taguée. Par un prisonnier, il y a longtemps. Ou par un maton. Une phrase qu'elle n'oubliera jamais.
"Nous ne pouvons juger du degré de civilisation d'une nation qu'en visitant ses prisons."
Dostoïevski. 
 
Marianne n'arrivait pas à dormir. Elle était revenue de l'hôpital la veille au soir, après trois jours particulièrement éprouvants. Le transfert, d'abord. Enchaînée comme un animal. Arrivée aux urgences, pieds et poings liés, sous le regard horrifié des honnêtes gens. Les détenus étaient rarement bien accueillis dans les temples de la santé publique. Mais-là, elle était tombée sur un médecin particulièrement odieux qui lui avait montré combien une taularde n'était rien. Une sorte de sous-espèce humaine. Un être inférieur qui ne méritait aucun égard.
 
Je crois que... Que tu as mal et que tu n'as trouvé personne pour comprendre ta douleur. Je crois que tu as dû affronter des choses trop dures, trop longtemps. Ou trop tôt. Je crois que personne n'a su t'aimer à temps...
 
 
 
     Pourquoi ? Pourquoi Emma avait-elle choisi d'abandonner ? Facile à deviner... C'était ce qu'elle souhaitait depuis le début, bien avant d'être emmurée ici. Pour ne plus affronter la culpabilité. Bien pire que l’enfermement ou les coups. Pire que tout, Marianne le savait bien.
     Elle se sentait orpheline. N'entendrait plus jamais sa respiration régulière au cœur de la nuit.
     J'ai de la chance de l'avoir connue. D'avoir croisé son destin. Elle est peut-être mieux, désormais. La mort n'est pas toujours le plus terrible des maux. La vie est souvent bien plus cruelle. Mais pour ceux qui restent, c'est la double peine.
 
 
     Des voix s'élevèrent, d'autres filles rejoignirent le rassemblement. On pouvait entendre des À mort la Marquise !s'envoler dans la brise. Daniel s'approcha aussitôt, craignant un début de rébellion. Les détenues le prirent à partie. Est-ce qu'elle va payer ? Est-ce que c'est normal qu'elle ait laissé crever une détenue ?
     Il tenta de les apaiser. Marianne le regardait se débattre avec tristesse et compassion.
 

     "Maintenant, je sais. Il y a quelqu'un qui m'aime comme ça.
On s'aime aussi fort que ça. Oui, maintenait, elle savait. Était entrée dans cette dimension mystérieuse qu'elle avait entrevue aux abords du train.

     Maintenant, elle pouvait mourir en laissant quelque chose de beau dans son sillage. Tu vas le revoir Marianne. Tu dois survivre, rien que pour ça. Pour retrouver ses bras. Pour entendre à nouveau sa voix.
     Alors pourquoi avait-elle l'impression terrible qu'elle ne le reverrait jamais ?

Pourquoi un homme pleurait-il au volant de sa voiture, sur le parking d'un hôpital? " "

 

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- Le pire, c'est l'ennui... Tout manque, là-bas... Pouvoir se laver quand on veut, manger à sa faim. Boire du café. Toucher la terre... Mais ce qui manque le plus, c'est la liberté. Aller et venir à sa guise. A droite ou à gauche... Ne plus avoir de grilles ou de barbelés. Regarder le ciel, faire des projets d'avenir... Se dire qu'on a un avenir, simplement... La liberté...

 

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     Un travail épuisant, ingrat, mal payé. Un travail où il aurait voulu être utile mais où il n'avait que tourné des clefs dans des serrures. Ouvrir et fermer des grilles. Des milliers de fois. Une vie à l'ombre, jalonnée d'horreurs carcérales. Dans les entrailles pourries de la société, dans ces catacombes où personne ne voulait descendre. Là, au milieu des assassins, escrocs, dealers, violeurs, braqueurs, maquereaux. Des caïds ou des quidams devenus délinquants au gré d'un virage mal négocié. Une vie au milieu des accidentés de la vie. Et de tous les innocents qui croupissent dans les geôles.
Tant d'amertume, de frustration. Quelques lueurs d'espoir, quelques rares bons  moments. Il avait croisé des destins hors du commun, appris à ne plus se fier aux apparences. Aux jugements hâtifs.


Elle n'allait pas très bien, finalement. Il y avait cette peur, étrange.
     Peur de la liberté qui l'attendait. Depuis le temps qu'elle était enfermée, enchaînée, entravée... Ces espaces infinis lui semblaient hostiles. Comment affronter cela seule ? Elle imaginait les détenus quittant la prison après vingt ans de réclusion. Comment pouvaient-ils donc se réinsérer ? Elle, n'y avait passé que quatre ans et s'en sentait incapable. Comment parler aux gens ? D'autre chose que de la taule. Comment prendre seule les décisions ? Même les plus simples. Comment gérer sa vie ? Quand plus personne n'est là pour décider à sa place.

 

J’avais jamais aimé personne comme ça…
— Chaque amour est différent. Tu n’aimeras plus jamais personne comme ça. Mais autrement, différemment. L’amour est fonction de soi et de la personne qu’on aime… Il peut être passionnel, égoïste, fidèle, rassurant… Ou même effrayant ! Tu aimeras à nouveau, pas de la même manière. Mais ce sera tout aussi fort.

 

 

     Après, j'ai cru que la liberté, ca n'existait pas dans ce monde... Tu me promettais une nouvelle vie, mais j'avais peur...de tout...Même de cette fameuse liberté...Et j'ai compris, enfin...
     Je ne serais jamais libre nulle part. Il y aura toujours ces chaines autour de mon cou...Perpétuité, c est pour toujours...
     La liberté elle est à l intérieur de toi...Là dans ta tête...Pas besoin d aller loin pour la trouver...J'ai compris cela le jour où je me suis enfuie...
     Ils me poursuivront toujours. Partout. Leurs visages, leurs cris, leur souffrance. Et la mienne. J ai fait tant de mal Franck. J ai commis tellement d horreurs, j en ai subi tellement...

 

Sandra-Bullock-in-The-Unforgivable

 

Mon humble avis

 

767 Pages et comme tous les livres de Karine Giebel, c'est passionnant, percutant, captivant, même si celui-ci ne sera pas mon préféré.
Le talent de l'auteure c'est d'arriver à nous faire aimer des personnages que l'on devrait détester ...
 Mélange de violence et de tendresse parfois, cette histoire reste déroutante et on ne peut rester insensible face à un récit d'une telle intensité dramatique.
Dans ce récit, nous sommes plongés littéralement dans l'univers carcéral dans toute son horreur : une violence insupportable qui règne en maître aussi bien entre codétenus qu'entre gardiens...La peur, la cruauté, la terreur...Les sévices, le sadisme...   On est enfermé dans cette prison par le talent d'écriture de l'auteure...Et même si un peu d'humanité existe de temps en temps, on reste avec la peur ! 
Karine Giebel a le don de décrire comme personne les sévices physiques et psychologiques infligés et subis à ses personnages ce qui fait de ce livre une lecture bouleversante mais très éprouvante!

Mais au-delà de cette histoire, l'auteure met le doigt sur le milieu carcéral et ses problématiques : le manque de personnel, leur formation réduite, leur salaire dérisoire pour la dureté de l'emploi, les embauches de personnes inhumaines et sadiques, l'humiliation des prisonniers et l'indifférence de la hiérarchie.
Elle souligne les conditions difficiles de certains détenus sans travail, sans argent, sans famille et soulève la question de la réinsertion en société après de longues peines.
Au fil des  pages et des rebondissements, on passe nous-mêmes, par toute une galerie de sentiments et d'émotions...
L'auteure n'hésite pas à nous choquer du comportement de certains personnes dirigeantes, du pouvoir des hauts placés du gouvernement, de l'hypocrisie du monde politique avec la justice et nous fait réfléchir sur des questions existentielles essentielles :

"Une question lui martelait la tête.  Toujours la même. La liberté existe-t-elle vraiment ? L'humain s'entoure de chimères comme il passerait une armure. Le paradis, l'enfer, le bonheur. La liberté ?"

Quel style ! Quelle écriture ! Quelle imagination ! 
De l'enfer de la prison aux mensonges d'Etat, ce roman, qui peut être dérangeant, révoltant, angoissant, est une oeuvre magistrale dont on ne sort pas indemne.
On reste imprégné, prisonnier bien après la dernière page tournée...
Comme chaque livre de cette auteure que j'adore et qui sont d'ailleurs dans ma rubrique "Mes lectures".

 

Ces photos d'illustration proviennent de divers sites du Net.
Merci à eux.

Brigitisis_lecture