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a anonyme,
je ne pense pas le trouver en musique. par contre j'ai trouvé d'autres poèmes de cette auteure que
Par brigitisis, le 22.01.2026
magnifique peut on le trouver en musique
Par Anonyme, le 22.01.2026
bonjour brigitisis
ou i vraiment très triste pour notre amie , elle faisait des superbes animations jolie col
Par holaf44, le 20.01.2026
eh bien quelle belle promenade
bisous a toutes les 2 http://lescock ersdemaryse.ce nterblog.net
Par lescockersdemaryse, le 20.01.2026
oui tres triste.... http://lescock ersdemaryse.ce nterblog.net
Par lescockersdemaryse, le 20.01.2026
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Date de création : 13.06.2011
Dernière mise à jour :
22.01.2026
11972 articles
La forêt des brumes gelées
Au-dessus de l’étang, la lune tombait doucement sur le bois endormi, caressant de ses rayons glacés la forêt.
L’aube ne tarderait pas à poindre, illuminant de couleurs chaudes et dorées les arbres couverts de givre, immenses statues éternelles dans un instant éphémère.
Les lumières réveilleraient bientôt les dormeurs.
Le chasseur le savait, ses pas crissaient sur la neige et la peur de se faire remarquer ne quittait pas son esprit.
C’était le prix à payer pour poser ses derniers collets et assouvir son avidité.
Il avait aussi l’espoir, infime, de rencontrer un animal plus gros que son petit gibier habituel, encore assoupi et de le tuer.
Alors que l’homme continuait de marcher à pas de loup, il aperçut du coin de l’œil un tissu virevolter.
Il s’arrêta, surpris.
Curieux et méfiant, le chasseur se dirigea vers le morceau d’étoffe qui dansait entre les arbres.
Il vit alors un amas de rochers moussus entouré d’une multitude d’autres petits rubans semblables.
Intrigué, il se dirigea vers ce qui ressemblait au sanctuaire décrit dans les contes des Anciens.
Il n’en connaissait ni l’histoire, ni les pouvoirs.
Le maraudeur continua de s’en approcher.
Il savait seulement que la plupart des paysans considéraient l’endroit comme maudit.
Les villageois étaient tous terrifiés par leur ombre, mais lui, lui n’avait peur de rien !
Là, tout semblait plus calme, d’un silence presque étouffant.
La forêt et le chasseur retenaient ensemble leur souffle.
Soudain, il entendit un craquement très léger.
Le doux frôlement du pelage d’un animal contre l’écorce des arbres attira son attention.
Apparut alors une magnifique biche, blanche comme l’aubépine fraîchement éclose, d’un port majestueux.
À son approche, le temps semblait ralentir, s’étirer, presque s’arrêter.
Le chasseur resta figé devant une telle apparition, si bien que lorsqu’elle passa devant lui, il ne bougea pas.
Il la regarda boire à la source, pareil à une statue.
Subitement, la magie se brisa : le temps reprit son cours, le chasseur ses esprits, la forêt son mouvement.
Il saisit son arc et décocha sa flèche.
Il ne manqua pas sa cible et la biche, percée au cœur, s’écroula sur le blanc manteau qui recouvrait le sol.
Son sang, si rouge, ruisselait sur la neige et s’épanouissait comme une fleur fanée.
Le chasseur observait la scène, les yeux écarquillés, le souffle court, le cœur battant, rempli d’excitation à l’idée de ramener au village une proie si belle.
Assoiffé, il se pencha au-dessus de la source dans laquelle avait bu la biche mais recula soudainement en voyant le visage de la créature se refléter dans le miroir de l’onde.
Un regard jeté derrière lui confirma que la bête était bien morte.
Il but, l’eau était délicieusement fraîche mais les dernières gouttes ruisselaient à peine dans sa gorge que déjà des frémissements le parcouraient.
Son corps se couvrit de poils, des bois lui poussaient, ses jambes se transformaient en de longues pattes...
Il devenait un cerf, aussi majestueux que l’avait été la biche.
Son poil luisait du même éclat blanc.
Il voulut crier mais il ne put que bramer.
Il devait retourner chez lui, les Anciens connaîtraient sans doute un remède.
Les premiers pas qu’il fit lui furent pénibles et il tomba dans la neige.
Il se releva mais retomba au bout de quelques pas.
La neige, épaisse, n’arrangeait pas les choses.
Pas plus que sa ramure, qui ne cessait de se prendre dans les branches des arbres, pareilles à des mains griffues qui auraient voulu s’emparer de la couronne du roi de la forêt.
Après plusieurs chutes, l’animal parvint enfin à marcher d’un pas régulier. Le cerf blanc trottait depuis l’aube quand soudain l’une de ses pattes arrière se prit dans un piège.
C’était lui, le chasseur, qui l’avait posé.
Au prix de terribles douleurs et d’une longue lutte, l’animal parvint à se dégager.
Il boitait et le retour lui semblait plus que jamais impossible.
Il continua cependant à avancer.
Il ne se souciait plus de ce qu’il allait faire, il ne pensait plus, il était devenu une pensée, une seule : rentrer.
Soudain, un son de cor puissant retentit sous le couvert des arbres. L’ouverture de la chasse.
Un autre appel se fit entendre, plus proche cette fois.
Il y eut bientôt des aboiements.
Les mêmes sons inquiétants se répétèrent, toujours plus proches.
Sa patte blessée l’empêchait de courir.
Il tomba et réussit à se relever, mais la meute était sur lui.
Les chasseurs arrivèrent.
Le cerf comprit que sa fin était proche.
Il les regarda silencieusement.
Eux aussi étaient figés devant la bête, mais ils se reprirent.
Il sentit à peine la flèche transpercer son cœur et la mort glacée s’emparer de lui.
Sa dernière pensée fut pour les chasseurs, qui se souviendraient longtemps de cette chasse tandis qu’au village tous oublieraient l’homme bien vite.
La forêt avait repris son dû.
Leann
Je ne comprends pas comment on peut ôter la vie à une biche ou un cerf ou un chevreuil...
Aussi j'aime beaucoup ce conte...à méditer...
Brigitisis
La forêt est souvent très belle car elle n'est plus tout à fait naturelle car gérée depuis bien longtemps par l'homme. Elle n'en demeure pas moins l'habitat de cerfs,biches,chevreuils et autres sangliers...Helas, là aussi il faut que l'homme régule toutes ces espèces d'oû des "plans de chasse". Cela a pour but de limiter les excès. Ainsi un nombre trop important de cerfs peut détruire la régénération forestière d'une forêt. Il faut donc trouver faute de prédateurs naturels un juste équilibre. Je suis moi aussi contre le fait d'ôter la vie. Il est très difficile de trouver cet équilibre et en ce domaine surtout rien n'est facile.Je n'ai fait que regarder les photos, pas envie de lire le texte, trop triste !Ecrire un commentaire